Top 10 des entraineurs français

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Top 10 des entraineurs français

Message par Peter McCoy le Mer 19 Oct - 19:45

En me baladant sur internet je suis tombé là dessus :

Eurosport a écrit:Tout est parti d'un constat : Marseille contre Arsenal c'est le match entre les deux techniciens français les plus côtés du moment, Didier Deschamps et Arsène Wenger, même si on a déjà connu leurs équipes plus en forme. Tout s'est poursuivi par un questionnement : où se situent-ils, dans l'histoire du football français, par rapport à tous les entraîneurs-références qu'a connu le pays? Et ces interrogations se sont conclues par une tentative de réponse : le classement que voici.

Il est issu d'une confrontation fertile entre différents points de vue dans la rédaction, souvent convergents, pas toujours. Le podium, en tout cas, ne fut pas difficile à établir, ni dans son périmètre ni dans son classement. Au moins autant que le palmarès, qui compte beaucoup pour un tel Panthéon, et qui a exclu de ce fait de brillants techniciens, nous avons tenu compte de la trace laissée par chacun de ces hommes, dont beaucoup se sont influencés mutuellement. Voici notre top 10. Bonnes causeries à tous.

1. ALBERT BATTEUX : leur maître à tous

Albert Batteux, c'est trois épopées, trois équipes de légende dont il était la matière grise. Le Stade de Reims (1950-1963), l'AS Saint-Etienne (1967-1972) et l'équipe de France (1955-1962). C'est avec lui que tout commence. Avec Batteux, qui débute sa carrière de coach à 29 ans, la France rêve de conquérir l'Europe et le monde. D'abord avec les deux finales de Coupe des champions (ancêtre de la Ligue des champions) sous les couleurs de Reims (1956, 1959), ensuite en Suède avec les Bleus (troisième du Mondial 1958). Seuls le Brésil de Pelé et le Real de Di Stefano l'en empêcheront. En France, il récoltera huit titres de champion et trois coupes de France. Seuls Guy Roux et Kader Firoud auront dirigé plus de rencontres que lui (656) en Première Division.

Son héritage, forcément, est énorme. Son travail influence des générations d'entraineurs comme Herbin, Hidalgo et Jacquet pour les plus prestigieux. "C'était un intellectuel du football, mais il avait les mots pour l'expliquer. Ces mots, je les ai toujours en tête, ils ne m'ont jamais quitté pendant ma carrière d'entraîneur", avoue le sélectionneur des champions du monde. Les grands principes de Batteux se résument en une notion : la liberté des joueurs. Batteux décrit son entrée en matière à Saint-Etienne : "Dans mon premier discours, je les ai prévenus : on craint pour moi que je ne réussisse pas parce que je suis trop ami avec vous. C'est comme si l'on me disait que je ne peux pas compter sur mon frère et cela me paraît impensable. Au premier entraînement, ce n'est pas moi mais eux qui m'ont entraîné." Il invente la notion de football champagne avec Reims, s'oppose farouchement aux thèses défensives qui fleurissent à l'époque. Dans son esprit, la relance d'un défenseur est toute aussi cruciale que ses interventions défensives."Il demandait du jeu, il voulait que le physique soit au service de la technique et du jeu", se souvient Michel Hidalgo. Dans un hommage publié dans l'Humanité, Jacquet conclut : "Albert Batteux parlait football comme je n'en avais jamais entendu parler." Après lui, le football français ne sera plus jamais comme avant. (MM)



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2. MICHEL HIDALGO : les Bleus qu'on aime

C'est avec lui, entre 1976 et 1984, que tant et tant de choses se sont façonnées et sont devenues possibles pour le football français. En remportant l'Euro 1984, le premier grand titre du football français, Michel Hidalgo réussit là où Reims, Saint-Etienne et la génération Kopa avaient échoué : dans la conquête d'un titre suprême. Cela changera tout pour la suite, et cela dépasse largement le contrat initial qui était le sien, celui de replacer la France parmi les équipes qui participent aux grandes compétitions. Déjà pas mal pour un ancien joueur devenu entraîneur des équipes réserve de Monaco dans les années 70, CTR puis adjoint chez les Bleus en 1972.

Ce retour dans le gotha mondial, Hidalgo l'obtient lors de deux soirées mémorables au Parc en 1977 (contre la Bulgarie) et 1981 (contre les Pays-Bas). En dressant autour de son génie Michel Platini une équipe joueuse, de petits gabarits, techniques, mais pleine de caractère, il modèle ce que l'on appelle bien vite "les Brésiliens d'Europe" et, pour ses successeurs, le modèle d'une équipe de France généreuse et offensive. Jamais les Bleus, même entre 1998 et 2002, n'auront été aussi forts et brillants au milieu du terrain qu'avec le carré magique, Platini, Giresse, Tigana, Fernandez, même si Hidalgo préfère rappeler, dès qu'il en l'occasion, qu'il a associé trois meneurs de jeu (Platini, Giresse, Genghini) à une époque où on lui disait qu'en aligner deux était impossible.

Hidalgo est aussi (surtout ?) l'entraîneur qui aura dirigé l'équipe de France la plus romantique de l'histoire des Bleus, celle de Séville, et d'un échec contre l'Allemagne aux tirs au but en demi-finale de Coupe du monde après avoir mené 3-1. Sa causerie d'avant-match est un élément déterminant du sublime contenu du match à venir. L'une des choses les plus brillantes et les plus simples qu'un entraîneur puisse dire à ses joueurs : "Ce soir, on a une chance fantastique. Vous, vous serez responsables de la qualité du jeu, de votre rôle individuel, de vos gestes techniques. Moi, du résultat." A encadrer dans le grand amphi de Clairefontaine.



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3. AIME JACQUET : le champion du monde

La légende du tourneur-fraiseur de Sail-sous-Couzan passionné par le jeu et uniquement par lui, devenu le premier entraîneur français champion du monde aux mépris de toutes prévisions et de toutes les railleries, cette légende est parfaite, magnifique, et c'est le destin d'Aimé Jacquet, les deux lignes qui résumeront à jamais son itinéraire. Bercé très jeune par la vocation, Jacquet fourbit ses armes à Lyon (1976-1980), devient un entraîneur de premier plan avec les Girondins de Bordeaux des années Bez, avec qui il remporte tout ce qu'il peut en France entre 1980 et 1989 (champion 1984, 1985, 1987, Coupes en 1986 et 1987) et échoue deux fois en demi-finale de Coupes d'Europe (C1 en 1985, C3 en 1987). Tous ceux qui, aujourd'hui encore, doutent que Jacquet soit un maître du coaching trouvent du grain à moudre avec ses échecs à Nancy et Montpellier au tournant des années 80 et 90. Mais la DTN raccourcit sa traversée du désert, et la carrière d'Aimé Jacquet bascule dans l'épopée en 1994 lorsque, de sélectionneur intérimaire, il gagne le droit de piloter le projet bleu jusqu'à la Coupe du monde 1998 en France.

Après de longs tâtonnements, il finit par transformer l'un des groupes les plus talentueux de l'histoire du foot français en commando, truffé de gagneurs convaincus de leur destin, sans omettre les choix les plus tranchants en plaçant Cantona et Ginola hors du bateau bleu. Il bâtit notamment aux forceps la meilleure défense de l'histoire des Bleus. Avec le recul, la ligne Thuram - Desailly - Blanc - Lizarazu est une évidence. Elle est le produit du talent de Jacquet : il convainc Thuram faire jouer à droite alors qu'il est l'un des meilleurs défenseurs centraux du monde, Desailly explose au Milan AC à un poste de milieu, et Blanc avait décidé de prendre sa retraite internationale après 1993 ; seul le pouvoir de conviction de Jacquet l'a rattrapé. Quant à Lizarazu, sérieusement blessé quasiment toute la saison 1997-1998, il fait l'objet d'un marquage individuel serré du sélectionneur.

Mais la défense est aussi un aspect de son bilan qu'on peut mettre à son débit : le style Jacquet ("bien en place"), jusqu'à aujourd'hui, aura sérieusement influencé tout le foot français dans une logique très défensive dont il a du mal à se sortir. Le passage du champion du monde à la DTN (1998-2006) aura été marqué par une forme de surplace et la nomination si controversée, à son insistance, de Raymond Domenech au poste de sélectionneur. Devenu consultant, Jacquet fait aujourd'hui partager une inextinguible passion pour le foot à chaque intervention. On se réfère à lui comme une conscience morale, ses sanglots en direct au moment de Knysna dressent un raccourci saisissant entre ce qu'était le foot français et ce qu'il est devenu. Qu'importe si, dans ce rôle, il ne fait pas toujours preuve d'une extrême stabilité dans ses jugements : Jacquet est champion du monde. L'histoire lui a donné raison. Il aura raison pour l'éternité. (CR)



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4. JOSE ARRIBAS : le révolutionnaire

José Arribas, ou comment un réfugié espagnol est devenu un des plus grands entraîneurs de l'histoire du football français. Contraint à l'exil en France par la Guerre d'Espagne en 1936, le Basque est un autodidacte. Ce sont souvent les plus révolutionnaires. Devenu entraîneur à seulement 31 ans, il en a huit de plus lorsqu'il prend les rênes du FC Nantes, en 1960. Le club est alors en D2. Lorsque Arribas s'en ira, quinze ans plus tard, le FCN, fort de trois titres de champion de France (1965, 1966, 1973), sera devenu une des places fortes de l'Hexagone. Mais au-delà du palmarès, Arribas, c'est un héritage. Celui du jeu à la nantaise, qu'il a patiemment confectionné. Basé sur la vitesse, la technique et surtout le mouvement (c'est le ballon qui doit courir, plus que les joueurs), ce style a fait la gloire de la Maison jaune. Arribas ne s'est jamais écarté de ses convictions. "Seul le bon football paie, expliquait-il à ses joueurs lors de la montée du FCN en Première division, en 1963. Je préfère que vous perdiez en jouant bien plutôt que de gagner en sacrifiant les principes que nous avons adoptés une fois pour toutes." C'est à force de s'éloigner dangereusement de ces principes simples mais intransigeants que le FC Nantes a fini par se perdre. Par tout perdre, jusqu'à sa propre identité. Pourtant, en quittant le club, Arribas avait prévenu: "Il a fallu du temps pour bâtir notre culture de jeu. Mais elle peut s'en aller très vite si nous ne sommes pas vigilants". Pour le plus grand malheur des Nantais, le message d'Arribas s'est heurté à l'épreuve du temps, mais il a inspiré toute une génération d'entraîneurs, à commencer par Coco Suaudeau. (CR)



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5. ARSENE WENGER : le manager

Depuis quinze ans, Arsène Wenger a posé une empreinte considérable sur le banc d'Arsenal. Quand, le 30 septembre 1996, il devient le premier coach étranger des Gunners, la presse s'interroge pourtant sur cet anonyme qui débarque du Japon avec une colonie française dans ses bagages. La Une du London Evening Standard traduit le scepticisme ambiant. "Arsène Who ?", titre le quotidien londonien. En guise de réponse, Wenger, déjà champion en France avec Monaco (1988) garnit l'armoire à trophées de trois couronnes d'Angleterre et quatre Cups. Avec, en point d'orgue, cette saison 2003-2004, celle des "Invincibles", imprenables durant quarante-neuf matches !

Avec Wenger, qui impose en France la figure du manager sportif tout puissant, du recrutement aux onzes de départ, fini le "boring Arsenal". Au royaume du "kick and rush", le jeu au sol des Gunners détonne. A Londres, les Frenchies ont désormais la cote. Au même titre que Patrick Vieira, Thierry Henry en devient l'un des porte-drapeaux. Son repositionnement dans l'axe est une idée de Wenger. Une riche idée : Henry détrône l'éternel Ian Wright. Aujourd'hui encore, Arsenal garde l'accent français. Mais depuis sept ans, il ne gagne plus. Les Gunners sont devenus trop romantiques. Plus que son échec à Nancy (1984-1987), qu'il laisse en D2, c'est son absence de victoire en Coupe d'Europe qui l'empêche certainement de se placer plus haut. Il aura échoué à trois reprises sur la dernière marche (C2 avec Monaco en 1992, C3 avec Arsenal en 2000, C1 avec Arsenal en 2006). (GB)



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6. JEAN-CLAUDE SUAUDEAU : le puriste

Un des techniciens les plus respectés de la fin du XXe siècle. Personnage aussi attachant qu'intransigeant, il s'est fait beaucoup d'ennemis, mais même ceux-là lui ont toujours voué un profond respect. Jean-Claude Suaudeau, c'est d'abord l'héritier de José Arribas, qui fut son entraîneur dans les années 60. Coco ne s'en est jamais caché, il doit énormément, autant comme homme qu'en tant qu'entraîneur, au fondateur du jeu nantais. "On ne passe pas quinze ans de sa vie avec un homme de cette trempe sans être fortement influencé", explique-t-il. Dès son arrivée sur le banc du FC Nantes, en 1982, Suaudeau va s'attacher à perpétuer les préceptes du Basque, non sans y apporter sa propre patte. Son règne nantais, en deux temps (1982-88 puis 1991-97) sera marqué par deux titres de champion, en 1983 et 1995. Les deux plus belles équipes de l'histoire du club.

Génial formateur, habile tacticien, il n'a malheureusement jamais pu aller au bout de ses projets de jeu à Nantes. Chaque fois qu'il a tenu une génération d'exception, elle s'est évaporée trop vite. Contrairement à Arribas, avant lui, ou Denoueix, après, il n'aura jamais quitté les bords de l'Erdre, ce qui en fait le plus emblématique des techniciens de la Pension Mimosa. Après la Coupe du monde 1998, son nom circule pourtant pour succéder à Aimé Jacquet à la tête de l'équipe de France. La FFF sonde directement Suaudeau, qui sort d'une année sabbatique. L'un de ses rares proches dans le monde du foot l'aide à fixer par écrit la politique technique qu'il mettrait en oeuvre avec les champions du monde. Mais après quelques heures de réflexion, Coco lâche l'affaire. Le document dort peut-être quelque part dans un tiroir. Suaudeau n'aura jamais connu autre chose que le FC Nantes. C'est à la fois sa grandeur et sa limite. (LV)



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7. ROBERT HERBIN : le Sphynx

Robert Herbin c'est d'abord une gueule symbole d'une époque, les seventies. Une époque où un club vampirise toute l'attention dans l'Hexagone : l'AS Saint-Etienne. Après le départ d'Albert Batteux en 1972, c'est son emblématique capitaine qui reprend assez logiquement le flambeau. Même crédo, le jeu avant tout, une énorme confiance accordée aux jeunes du centre de formation (Janvion, Lopez, Bathenay, Santini ou encore Rocheteau). Même résultats, avec Herbin sur son banc entre 1972 et 1983, l'ASSE remporte quatre nouveaux titres de champion, trois Coupes de France et atteint, surtout, la finale de la Coupe des clubs champions en 1976.

Inspiré par Batteux, Jean Snella mais aussi l'Ajax de Rinus Mihels, Herbin apporte indiscutablement sa touche. Il est l'un des premiers à accorder une place prépondérante à la préparation physique et instaure ainsi en France l'entrainement bi-quotidien. Surnommé le Sphinx pour son mutisme légendaire notamment devant les médias, Herbin quitte le Forez en 1983 après l'affaire de la caisse noire. Saint-Etienne ne s'en remettra jamais. Ses autres expériences en Arabie Saoudite, à Strasbourg, au Red Star ou à... Lyon, ne seront jamais couronnées de succès. Herbin reste intimement lié à la grande époque de Saint-Etienne dont il est l'un des plus fameux architectes. (MM)



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8. DIDIER DESCHAMPS : c'est écrit

Il y a des destins qui semblent écrits d'avance. Où le hasard semble n'avoir qu'une part congrue. Regardez Didier Deschamps. Il n'a jamais fui les responsabilités. Il les a même toujours attirées. Capitaine de la réserve nantaise à 15 ans, patron de l'équipe première quelque années plus tard, boss de l'OM puis des Bleus triomphants, DD a toujours été plus qu'un joueur. Lorsqu'il prend les rênes de l'AS Monaco, écourtant une carrière bien remplie à l'été 2001, personne n'est surpris. Les premiers pas sont été difficiles. Pas la suite. Gagneur, meneur et intelligent sur le terrain, Deschamps l'est aussi sur le banc. L'ancien capitaine des Bleus voit plus vite, comprend plus vite que les autres. Quand certains sont des meneurs d’hommes et d’autres des tacticiens émérites, Deschamps est tout cela à la fois. Il ne lui faut que deux ans pour ouvrir son palmarès (Coupe de la Ligue 2003), trois pour atteindre une finale de Ligue des champions avec un club français (2004).

Preuve des qualités de Deschamps, ce sont ses anciens clubs qui font appel à lui après son départ de Monaco. DD remonte la Juventus Turin en Serie A après le "Moggigate". Il met fin à dix-sept ans de disette olympienne en glanant deux Coupes de la Ligue (2010, 2011), un titre de champion de France (2010) et deux Trophées des champions (2010, 2011). La période actuelle est certes difficile pour Deschamps mais l’homme a trop gagné pour perdre sa crédibilité. Si l’aventure olympienne se termine, ce sera certainement parce que Deschamps l’aura décidé. Qu’il sera temps de passer à autre chose. La suite s’écrira probablement en bleu. Ça aussi, c’est écrit. (MD)



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9. GERARD HOULLIER : football teacher

Avec Gérard Houllier, il y a le côté pile et le côté face. Evacuons le côté face : il a été le sélectionneur des Bleus lors de France - Israël (2-3) et France - Bulgarie (1-2), les soirées cauchemar de l'automne 1993, autour desquelles il a toujours eu, de surcroît, une communication économe mais maladroite. A la fois otage d'une ambiance délétère dans le football français et d'un manque de discernement dans ce contexte-là, Houllier ne pourra jamais effacer ces dates sombre de son histoire. Dans le côté pile, il y a son passage sur les bancs du Paris-SG, auquel il a offert son premier titre de champion (1986), puis de Lyon, qui n'a jamais aussi bien joué qu'entre 2005 et 2007, au moment où il le dirigeait. Il est aussi, surtout, l'un des rares techniciens français à s'être forgé une indiscutable aura internationale en dépoussiérant Liverpool (1998-2004) et en faisant entrer la vénérable institution Red dans le XXIe siècle.

En 2001, il remporte la Coupe de l'UEFA, et devient à ce titre le seul coach français vainqueur d'une coupe d'Europe pour un club étranger. Très bon parleur du foot, technicien doté d'un large réseau dans toutes les instituions qui comptent, bâtisseur (deux passages à la DTN), Houllier a failli laisser sa vie en préparant un match, un jour d'octobre 2001, victime d'une dissection de l'aorte, due en partie, reconnaîtra-t-il, au stress extrême de son management tentaculaire. Une alerte cardiaque l'a aussi rattrapé à Aston Villa en 2010. Il a probablement mis fin à sa carrière d'homme de banc, même si de toute évidence, Houllier disparaîtra comme il a vécu : entraîneur de foot au plus profond de son âme.(CR)



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10. ROGER LEMERRE : au nom de la patrie

Quelques attitudes étranges en fin de carrière et une personnalité difficile à cerner lui ont construit une image qui dessert son bilan. Mais Roger Lemerre a montré, entre deux saillies contre les médias, qu'il était bien davantage qu'un adjoint auquel on a fait miraculeusement cadeau d'une équipe bénie et déjà en ordre de marche... Entre 1975 et 1995, Lemerre fourbit ses armes dans l'ombre, entre le Red Star, Lens, l'Espérance Tunis, puis l'équipe de France militaires, qu'il mène au titre de championne du monde de la catégorie en 1995. Après un petit retour à Lens, il intègre le staff des Bleus en tant qu'adjoint d'Aimé Jacquet et participe à ce titre à la conquête de la Coupe du monde 1998.

Son tremplin sera cette équipe de France A, dont il devient le sélectionneur, et qu'il mène au doublé Mondial-Euro en 2000. Au-delà du titre, il y a la manière : une équipe qui atteint une forme de plénitude, change son identité de jeu au point de devenir spectaculaire en plus d'être invulnérable. Durant les dix-huit mois qui suivent le titre de Rotterdam, les Bleus pratiquent le meilleur football de leur histoire. Après la déroute de la Coupe du monde 2002, où son management autoritaire fait débat, Roger Lemerre rebondit en conduisant la Tunisie au titre de champion d'Afrique à domicile en 2004. Désormais sans fonction depuis son passage à Ankaragücü, Lemerre, 60 ans, est le seul entraîneur au monde à avoir remporté deux titres continentaux dans deux confédérations différentes. Cet homme est français et fier de l'être. (CR)





ET AUSSI...

Tous les entraîneurs le savent, sélectionner, c'est choisir, donc exclure, et de pures pointures n'ont pas trouvé trace dans ce classement. Pour avoir passé leur vie à parler à des remplaçants, ils ne nous en voudront pas. Mais citons les quand même. Si Top Class se jouait à onze, GUY ROUX aurait fait partie de l'équipe. L'homme qui a dirigé le plus grand nombre de matches en L1 fut un bâtisseur d'exception, qui a mené son club, l'AJ Auxerre, de DH jusqu'au à un doublé Coupe-Championnat (1996) et dans le Top 8 européen (1997). Parmi les grands anciens, JEAN SNELLA (3 titres de champion de France avec Saint-Etienne, adjoint d'Albert Batteux en 1958) avait lui aussi la carrure. Parmi les anciens sélectionneurs des Bleus, JACQUES SANTINI, pour son exceptionnelle moyenne et le premier titre de champion de Lyon, HENRI MICHEL, pour le titre olympique de 1984 et la demie du Mundial en 1986, voire RAYMOND DOMENECH, finaliste de la Coupe du monde 2006, ont été cités. Parmi les coaches titrés qu'il fut difficile d'exclure, évidemment le nom de LUIS FERNANDEZ revient en premier, en qualité de seul entraîneur français vainqueur d'une Coupe d'Europe avec un club français (C2 avec le PSG en 1986). Une pensée pour CLAUDE LE ROY, très beau champion d'Afrique avec le Cameroun, et PHILIPPE TROUSSIER, champion d'Asie, l'un et l'autre faiseurs de beaucoup de miracles en dehors de nos frontières. Nous avons aussi pensé à des hommes qui ont marqué leur époque comme PAUL LE GUEN à Lyon, GERARD GILI à Marseille ou RAYNALD DENOUEIX à Nantes. Il ne leur a manqué que la durée. Parmi les entraîneurs en activité, tout est réuni pour que RUDI GARCIA et LAURENT BLANC se fraient un chemin, un jour, parmi cette caste. Enfin, impossible de ne pas mentionner ici GEORGES BOULOGNE, homme de banc très ordinaire mais visionnaire absolu, qui a tout simplement introduit en France, dans les années 60 et 70 le professionnalisme dans les méthodes d'entraînement et de formation, des cadres comme des joueurs. En 1998, ils ont été quelques-uns à dire que le football français lui devait tout. En espérant que vous avez pris plaisir à visiter cette galerie pontes, souhaitons bon match et bonne saison aux deux qui nous l'ont inspirée, Didier Deschamps et Arsène Wenger.


Dossier réalisé par Gil BAUDU, Maxime DUPUIS, Martin MOSNIER, Cédric ROUQUETTE et Laurent VERGNE


http://www.eurosport.fr/top-class_blog164/le-top-10-des-entraineurs-francais_post1641115/blogpostfull.shtml


Article très intéressant, d'autant plus qu'on est pas mal représenté Cool

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Re: Top 10 des entraineurs français

Message par Fenomeno le Mer 19 Oct - 19:52

sympa.


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Re: Top 10 des entraineurs français

Message par blackie le Mer 19 Oct - 20:27

y'a pas raymond ? scratch pourtant finaliste de la coupe du monde...

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Re: Top 10 des entraineurs français

Message par d'jed le Mer 19 Oct - 20:30

merci !

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Re: Top 10 des entraineurs français

Message par Fenomeno le Mer 19 Oct - 20:31

blackie a écrit:y'a pas raymond ? scratch pourtant finaliste de la coupe du monde...
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