Débats de l'été acte 1

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message Débats de l'été acte 1

Message par dof le Ven 18 Juil - 8:05

Afin de continuer à faire du dead un site de qualité et de prestige depuis 2011, le forum vous propose cet été une série de débats. Chaque semaine un nouveau débat vous sera proposé autour de thèmes en relation avec le football.

Le premier débat aura pour thème la géopolitique du foot.

Né en Angleterre au 19ème siècle, le ballon rond a trouvé toute sa place jusque dans les moindres contrées. Sa croissance a été fulgurante ces dernières années, grâce notamment à la télévision. Levier économique et outil diplomatique, le football est aussi une fenêtre d’analyse des relations internationales, de l’échiquier géopolitique. Quels défis pour le football de demain ?

On espère que vous apprécierez cette nouveauté, unique sur les sites de l'ASSE.

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message Re: Débats de l'été acte 1

Message par GreenIsTheColor le Ven 18 Juil - 8:31

massoud, kamoulox et ermo vont gacher ce topic avec leurs blagues de merde. D'ailleurs, je suis sûr que les trois ne sont qu'une seule personne.
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message Re: Débats de l'été acte 1

Message par dof le Ven 18 Juil - 8:31

Avril 1958. Dans le plus grand secret, dix hommes disparaissent du territoire français. Ces fuyards vont rejoindre, en Tunisie, la base du Front de libération nationale (FLN), qui livre une lutte sans merci à la France coloniale, pour arracher l'indépendance de l'Algérie. Il ne s'agit pas de militants ordinaires : Mekloufi, Ben Tifour, Brahimi, Kermali, Bouchouk, Rouaï, Arribi, Boubekeur, Zitouni et Bekhloufi font partie des meilleurs footballeurs français du moment. Beaucoup d'entre eux sont même internationaux et leurs noms s'étalent régulièrement à la une des journaux. En France, ils avaient trouvé respect, gloire, argent et amour. Pourtant, ils vont tout risquer en s'engageant dans le combat mené par leur peuple. Et vont former une équipe de football exceptionnelle qui, durant quatre ans et dans le monde entier, servira d'ambassadrice à la cause algérienne.

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message Re: Débats de l'été acte 1

Message par Fathead le Ven 18 Juil - 9:58

merci dof tu es gentil
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message Re: Débats de l'été acte 1

Message par Ermo le Ven 18 Juil - 10:05

Enfin de la culture et du savoir. Dof, le Jean-René Godart d'asse-dead
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message Re: Débats de l'été acte 1

Message par dof le Ven 18 Juil - 11:48

S’il représente la quintessence du sport mondialisé, le football est également un vecteur identitaire. Mais l’échelle nationale n’est pas ici la plus pertinente. L’identité que reflète et véhicule ce sport est à la fois plus vaste et plus réduite. Plus vaste, car c'est à une forme de civilisation qu’il renvoie : lorsque les jeux de ballons sont codifiés, au XIXe siècle, le monde anglo-saxon adopte plutôt les règles du rugby ou de ses dérivés nord-américains, quand le monde latin choisit de s’identifier au football.

Ainsi aux États-Unis, malgré le Mondial de 1994, le "soccer" reste un sport essentiellement féminin – quoiqu’en forte croissance. Tandis que le football s’est naturellement imposé en Amérique latine. L’identification à l’équipe n’est qu’exceptionnellement nationale. Son espace est d'abord celui de la ville, qui se confond d'ailleurs parfois avec son club : que serait Barcelone sans le Barça ? Cet espace d'identification et de représentation peut être d'ailleurs encore plus réduit : ainsi lorsque la ville compte plusieurs clubs, nécessairement antagonistes, comme Rome avec la Lazio et l’AS Roma.

Cette identification a des prolongements politiques, comme l’ont encore récemment démontré les groupes de supporteurs ukrainiens (ultras du Dynamo Kiev et du Shakhtar Donetsk en particulier) dans la crise que traverse ce pays.

Au Brésil, comme dans bon nombre de pays latino-américains, le football a été le lieu privilégié de la contestation politique de la dictature militaire, le lieu de la justice sociale aussi. Mais les prix des places dans les stades sont désormais inaccessibles au petit peuple des villes brésiliennes - sans parler de l’augmentation des prix induite par les investissements colossaux imposés par l’organisation du Mondial.

Le football est ainsi devenu un outil de promotion de l’Etat brésilien, qui l’a en quelque sorte "retiré" au peuple, au risque d’accentuer les fractures économiques et sociales qui trouvent naturellement à s’exprimer à l’occasion de l’événement planétaire que constitue la Coupe du Monde.

Comme le remarquait déjà Robert Redeker dans Le sport contre les peuples (2002), "le football ne libère pas les Brésiliens de l’oppression économique, de la misère, de la corruption, de l’injustice"…
Une "planète football" en voie de recomposition ?

Le football reflète aussi les nouveaux rapports de force internationaux, avec l’affirmation progressive des pays émergents. La FIFA joue ici un rôle moteur, comme en attestent, ces dernières années, le choix des pays organisateurs du Mondial : Afrique du Sud en 2010, Brésil en 2014 et Russie en 2018. Et pour 2022, sauf remise en cause du choix initial, notamment en raison de soupçons de corruption : le Qatar. L'ambition de celui-ci en matière de football est manifeste, et plus globale.

L’émirat l'utilise en effet comme une arme du soft power, afin de consacrer une politique d’influence qui se veut planétaire. En témoignent les investissements qu'il réalise au cœur de la "planète foot", à Paris et à Barcelone, mais aussi sa politique sportive en général, à travers la mise en place de filière africaines de sportifs "qataris" ou encore l’académie Aspire, qui cherche à faire émerger les jeunes talents du monde entier.

Reste que, de ce point de vue, l’économie mondiale du football constitue encore aujourd’hui une sorte d’exception. Comme le relève Pascal Boniface, le football est "l’un des rares phénomènes de la mondialisation qui échappe à la domination américaine".

Dans l’Atlas du sport mondial (éditions Autrement, 2010), un planisphère représente d'ailleurs une Europe restée le centre de la "planète foot", tandis que les États-Unis seraient le centre de la "planète puissance" et que l’Asie deviendrait progressivement celui de la "planète finance"… Sachant que finance et football ont partie liée ! L’Europe compte en effet les clubs les plus riches de la planète.

Caracolent en tête le Réal de Madrid, Manchester United et le FC Barcelone, avec des budgets supérieurs à 300 millions d’euros depuis 2008. Mais ces clubs sont avant tout des entreprises. Même si leurs budgets peuvent parfois paraître démesurés, notamment en raison des salaires faramineux versés aux joueurs, ils correspondent à des réalités économiques.

Ainsi, pour les auteurs de l'atlas précité, "le potentiel de public, de sponsors, les infrastructures disponibles (stades, transports) et la reconnaissance internationale des métropoles favorisent l’essor de très grands clubs". Bref, "la suprématie du football européen résulte d’une combinaison entre le fort pouvoir d’achat des consommateurs et l’immense popularité dont il bénéficie sur le continent qui l’a vu naître".

Les autres espaces mondiaux restent donc à ce jour des "périphéries" de l’Europe. L’Atlas du sport mondial qualifie ainsi l’Amérique du sud de "poumon", l’Afrique de "périphérie intégrée", l’Asie, l’Océanie et l’Amérique du nord de "marges du football". Conséquence de cette domination du Vieux continent ? "Les clubs européens attirent par un phénomène de ‘foot drain’ les meilleurs talents des autres continents, latino-américains, africains et même asiatiques", observe encore Pascal Boniface.

De 1995 à 2006, on est ainsi passé, d’après un article de Raffaele Poli , de 6,4 % à 19,2 % de joueurs étrangers d’origine extra-européenne dans les clubs européens. L’Amérique latine et l’Afrique constituent les principales zones de départ de cette émigration. Pour être très spécifique, celle-ci recoupe donc pour partie les grands flux migratoires en direction de l’Europe. C’est aussi en cela que le football reflète les grands enjeux géopolitiques du moment


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message Re: Débats de l'été acte 1

Message par mr shadow le Ven 18 Juil - 11:51

Merci Dof  Wink 
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message Re: Débats de l'été acte 1

Message par massoud42 le Ven 18 Juil - 11:58

Football et politique :

Enjeux locaux :

Comme l'annonce clairement Alfred Wahl : « Au niveau le plus modeste, celui du village, l'association sportive constitue un champ d'affrontement entre notables car elle peut devenir un marchepied pour l'accession au pouvoir1 ». Le match de football opposant le Dynamo de Peppone à La Gaillarde de Don Camillo dans le film Le Petit Monde de don Camillo (1951) illustre sur le ton de l'humour cette situation. L'existence de plusieurs clubs rivaux dans la même ville appartient en général au passé, notamment dans les villes moyennes. Certaines grandes cités sont parvenues à conserver plusieurs clubs de même niveau, sauf en France, où les autorités ont veillé, dès les années 1930, à appliquer la règle : « un club, une ville ».

Les derniers exemples français de clubs de même niveau localisés dans la même ville sont ceux de Vannes (Vannes OC est le résultat de la fusion des deux clubs historiques de la ville en 1998) et La Roche-sur-Yon (idem pour La Roche VF en 1989). Dans ces cas, il s'agit de fusion entre un club issu d'un patronage catholique et d'un club s'affichant comme laïc. Cette opposition née en France au début du xxe siècle a masqué les oppositions classiques droite/gauche que l'on retrouve dans le reste de l'Europe continentale. En France, quand les « Rouges » affrontaient les « Blancs », il s'agissait d'un match opposant laïcs et catholiques ; ailleurs, comme dans l'exemple de Don Camillo, il était plutôt question d'une opposition gauche/droite, même si l'Église était le plus souvent derrière les clubs « Blancs ». Le seul club professionnel français issu d'un patronage catholique est l'AJ Auxerre. Son rival local, le laïc Stade auxerrois existe toujours, mais évolue en championnat de Bourgogne.

La présence d'un seul club dans une ville pose d'autres problèmes, comme la municipalisation du club, avec toutes les dérives possibles à ce niveau. Les communes possèdent généralement les installations sportives et ont longtemps eu droit de vie ou de mort sur les clubs en accordant ou en refusant des subventions. La montée en puissance des droits versés par la télévision permet aux clubs professionnels de s'émanciper un peu, mais le problème reste entier au niveau amateur.

Certains clubs sont emblématiques de revendications. Le FC Barcelone ou l'Athletic Bilbao sont ainsi des symboles forts du régionalisme catalan2 et basque. Aujourd'hui encore, il faut être né au Pays Basque "historique" ou avoir été formé au club pour pouvoir jouer à l'Athletic Bilbao.

Les revendications religieuses ont aussi leur droit de cité dans le football. En Irlande du Nord, le principal club de Belfast, Linfield FC est composé exclusivement de joueurs protestants. Pendant longtemps, ses matches contre Cliftonville FC, club situé en plein quartier catholique, se jouaient pour raison de sécurité sur terrain neutre à Windsor Park3. À la suite de la multiplication des incidents à domicile et à l'extérieur, le club catholique de Derry City FC joue désormais dans le championnat d'Irlande. La situation est également tendue à Glasgow entre les protestants du Glasgow Rangers et les catholiques du Celtic FC.

À l'inverse, le football peut servir d'élément de rassemblement symbolique comme ce fut le cas en France après la victoire en Coupe du monde 1998 ou en Irak en 2007 après le gain de la Coupe d'Asie des nations. « Les Irakiens ne vivent que pour le football, et c'est leur secret pour faire face aux difficultés », déclare Hussein Saeed, ancien joueur emblématique des années 1980 et président de la fédération irakienne4.

Enjeux internationaux


Dérives nationalistes

En raison de sa visibilité médiatique, le football est souvent exploité par les nationalistes de tous genres. Aucun régime totalitaire ou autoritaire n'a négligé ce moyen de propagande. Benito Mussolini a ainsi promu l'équipe d'Italie au rang de « soldats de la cause nationale3 ». Les fascistes italiens sont pourtant clairement hostiles au football, trop anglais, à leur arrivée au pouvoir. Ils tentent ainsi de lui substituer le jeu local de la Volata ; sans succès5. Les dirigeants soviétiques, à l'image de Mussolini, ne sont pas franchement férus de football, mais exploitent le filon à partir des années 1950 après avoir mis la main via l'armée, la police et le KGB sur les principaux clubs de la capitale dès les années 1920-19306.

En ex-Yougoslavie, le football sert également de vecteur aux revendications nationalistes. La structuration des groupes ultras dès les années 1950 favorise cette dérive7 et la mutation en groupes para-militaires actifs (comme les Tigres d'Arkan, notamment, ultras de l'Étoile rouge de Belgrade à la base) pendant la guerre civile des années 19908.

Football et diplomatie

Quand le nationalisme prend le pas sur un certain « chauvinisme » sympathique, des problèmes graves peuvent apparaître dans les relations entre nations.

En 1969, un match de football marque ainsi le coup d'envoi d'une guerre qui reste sous le nom de Guerre du football ou guerre de Cent Heures. En match de barrage pour accéder à la phase finale de la Coupe du monde 1970, le Salvador s'impose 3-2 face au Honduras. Dans la foulée de cette victoire, le Salvador envahit le Honduras afin de régler un ancien conflit frontalier. Cette courte guerre fait plus de 2 000 morts et ne règle pas le problème entre les voisins9.

Des incidents frontaliers sont également signalés après la finale de la Coupe du monde 1930 entre l'Uruguay et l'Argentine, tandis que 320 morts sont recensés lors d'émeutes après un match Pérou-Argentine le 23 mai 196410.

Le football est utilisé comme arme de propagande par le FLN durant la Guerre d'Algérie. Entre avril 1958 et mars 1962, l'équipe de football du FLN est un puissant ambassadeur de la cause algérienne, malgré l'interdiction par la FIFA d'affronter cette formation11.

Le football peut également servir de médiateur diplomatique comme ce fut notamment le cas en 1998 lors de la Coupe du monde en France à l'occasion du match du groupe F opposant l'équipe des États-Unis à celle d'Iran12 — match remporté 2-1 par l'Iran — ou en 2002 quand la Coupe du monde se tient conjointement en Corée du Sud et au Japon. Ne voulant pas trancher entre ces deux nations historiquement rivales, la FIFA a en effet décidé, contre toute logique sportive, de leur confier l'organisation de cette Coupe du monde afin de favoriser leur réconciliation13.

En 2008-2009, l'Arménie et la Turquie ont accompagné leurs matches de sélection pour la Coupe du monde 2010 d'un rapprochement diplomatique. Cette "diplomatie du football" aboutit quatre jours avant le match retour en octobre 2009 à la signature d'un accord historique entre les deux pays14.

Droits de l'homme

En favorisant le dialogue entre les peuples, le sport, et le football en particulier, joue un rôle non négligeable au niveau de l'évolution des mentalités et de la progression des droits de l'homme. De la parité homme-femme, à la lutte contre le racisme et l'intolérance en passant par la liberté d'expression, le football offre un champ d'expérience mettant en lumière tantôt des avancées innovantes, tantôt des retards étranges.

Les dates de sélection des premiers joueurs noirs en équipe nationale européenne sont significatives : 1881 en Écosse (Andrew Watson), 1931 en France (Raoul Diagne) et au Pays de Galles (Ted Parris), 1937 au Portugal (Guilherme Espírito Santo), 1951 en Suisse (Raymond Bardel), 1960 aux Pays-Bas (Humphrey Mijnals), 1974 en Allemagne (Erwin Kostedde), 1978 en Angleterre (Viv Anderson), 1987 en Belgique, 1998 en Espagne (Vicente Engonga), 2000 en Pologne (Emmanuel Olisadebe) et 2002 en Italie (Matteo Ferrari)15. De plus, les réactions à certaines de ces premières sont difficiles pour nombre de joueurs. Viv Anderson, sélectionné en 1978 pour porter le maillot de l'équipe d'Angleterre, reçoit non seulement des menaces de mort, mais doit aussi subir tout au long de sa carrière des chants racistes descendant des tribunes. Ces derniers, tel « Everton are White », restent courants dans les stades anglais jusqu'à la fin des années 198016. La situation est clairement plus paisible en France pour les Raoul Diagne et autres Larbi Ben Barek dans les années 1930.

Sous le régime communiste, le stade de football reste l'un des rares espaces où peut s'exprimer la contestation contre le régime. En effet, se déclarer supporter de tel ou tel club a alors une signification politique majeure tandis que les chants des supporters contre les clubs dirigés par le parti communiste et ses divers organes politico-militaro-industriels étaient autant de cris d'opposition au régime. Certains joueurs refusent même de jouer pour ces clubs. Eduard Streltsov, le « Pelé russe », refuse de quitter le populaire Torpedo Moscou pour le CSKA Moscou ou le Dynamo. Il effectue alors sept années de détention dans les goulags. À sa sortie, il remporte le titre de champion d'URSS 1965 avec le Torpedo en forme de pied de nez au régime17.

Différends politiques et football en Europe

Plusieurs actions de boycott ont lieu à partir des années 1960. Ces boycotts sont le fait de sélections nationales. L'équipe d'Espagne de football refuse par exemple de rencontrer l'Union soviétique pour le compte des quarts de finale du championnat d'Europe des nations 196018.

L'instance dirigeante du football en Europe, l'UEFA, sort de sa neutralité politique en 1968, ce qui conduit à la « crise des tirages au sort ». Un premier tirage au sort du premier tour de la Coupe des clubs champions européens 1968-1969 oppose des clubs issus du bloc de l'Ouest à d'autres issus du bloc de l'Est. Certains clubs refusent cependant de rencontrer des clubs des pays de l'Est en raison de l'invasion de la Tchécoslovaquie par le Pacte de Varsovie en août 1968. L'UEFA décide d'effectuer un deuxième tirage au sort en séparant les clubs des deux blocs issus de la Guerre froide. La majorité des huit clubs du bloc de l'Est se retirent alors de la compétition en signe de protestation contre cette décision et menacent de quitter l'UEFA. Depuis, la neutralité de l'UEFA est inscrite dans ses statuts19.

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message Re: Débats de l'été acte 1

Message par dof le Ven 18 Juil - 12:03

Merci pour cette magnifique contribution massoud.  Wink 
Je pense cependant qu'il est utile et nécessaire d'ajouter que pour rester un élément central de la société et le sport numéro un dans le monde, le football ne peut se contenter de reproduire l'existant, il doit aller de l'avant. Il y a des phénomènes dominants qui ont disparu parce que l'adhésion qu'ils suscitaient s'est transformée en méfiance. Un autre sport ou un autre spectacle aura peut-être remplacé le ballon rond au siècle prochain. Le foot n'est pas dans une bulle qui le mettrait à l'abri des dérives de la société.

Il y a vingt ans, l'image des dirigeants des fédérations sportives était celle de dictateurs au petit pied ! Aujourd'hui, notamment parce que la communication a changé, que des contre-pouvoirs se sont développés, on voit que Michel Platini [le patron de l'Union européenne du football, l'UEFA], Sepp Blatter [le président de la Fédération internationale, FIFA] ou Jean-Pierre Escalettes [qui dirigeait la Fédération française, FFF] ont eu conscience que pour continuer à être respecté, le football devait continuer d'être respectable. S'il n'est pas assez précautionneux sur sa forme de domination, il va, comme tout empire, périr.

Voili voilou...

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message Re: Débats de l'été acte 1

Message par kamoulox le Ven 18 Juil - 12:07

GreenIsTheColor a écrit:massoud, kamoulox et ermo vont gacher ce topic avec leurs blagues de merde. D'ailleurs, je suis sûr que les trois ne sont qu'une seule personne.
et si tu aidais au lieu de gueuler  Neutral
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message Re: Débats de l'été acte 1

Message par kamoulox le Ven 18 Juil - 12:14

erreur


Dernière édition par kamoulox le Ven 18 Juil - 12:18, édité 1 fois
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message Re: Débats de l'été acte 1

Message par dof le Ven 18 Juil - 12:15

HS !
Le dopage fera l'objet d'un futur débat kamoulox.  Wink 

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message Re: Débats de l'été acte 1

Message par Vertigo le Ven 18 Juil - 16:33

Dans son sens commun, le football est un sport, un jeu collectif, où deux équipes composées chacune de onze joueurs, s'affrontent afin de marquer plus de buts que l'équipe adverse.

Le football peut être aujourd'hui assimilé à un phénomène de mode. Au lieu de disparaître avec l'arrivée des nouvelles saisons, cette mode ne fait que se répandre et se renforcer.

Le football semble universel. Depuis les années 1990, il s'est fortement diffusé dans le cadre de la mondialisation et du développement des médias.

En tant que phénomène social, le foot s'inscrit dans un temps et une société, ceux de la mondialisation. Dans ce sens, l'univers du foot est porteur des idéologies diffusées dans cette société.

Ainsi, l'intérêt du foot dans le cadre de cette recherche est de constituer un élément à travers lequel peuvent transparaître certaines idéologies et tensions qui animent les sociétés d'aujourd'hui.

En fait, le foot peut s'analyser comme un système à la croisée des pouvoirs. Il permet de voir à l'œuvre les fonctionnements des pouvoirs dans la société. Tout d'abord, le foot a un lien très fort avec le pouvoir économique. Ce phénomène peut se voir à travers la relation existante entre le foot et les entreprises, ainsi  qu'à travers la commercialisation des joueurs. Le système footballistique traduit également en partie le fonctionnement des pouvoirs culturels. Cet autre phénomène s'explique par l'idéalisation des joueurs et le fanatisme, et par la manipulation des esprits par les médias.

L'exemple du Liban permet d'illustrer, sur un terrain concret, la réalité des liens profonds entre le foot et les pouvoirs.

Le football n’est pas seulement un jeu, mais il est aussi un système qui met en jeu des intérêts économiques et sociologiques divers.

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message Re: Débats de l'été acte 1

Message par olivagorn le Ven 18 Juil - 17:06

pas besoin de géopolitique du football, le football est allemand , point marre.,
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message Re: Débats de l'été acte 1

Message par dof le Ven 18 Juil - 17:37

Vertigo a écrit:Dans son sens commun, le football est un sport, un jeu collectif, où deux équipes composées chacune de onze joueurs, s'affrontent afin de marquer plus de buts que l'équipe adverse.

Le football peut être aujourd'hui assimilé à un phénomène de mode. Au lieu de disparaître avec l'arrivée des nouvelles saisons, cette mode ne fait que se répandre et se renforcer.

Le football semble universel. Depuis les années 1990, il s'est fortement diffusé dans le cadre de la mondialisation et du développement des médias.

En tant que phénomène social, le foot s'inscrit dans un temps et une société, ceux de la mondialisation. Dans ce sens, l'univers du foot est porteur des idéologies diffusées dans cette société.

Ainsi, l'intérêt du foot dans le cadre de cette recherche est de constituer un élément à travers lequel peuvent transparaître certaines idéologies et tensions qui animent les sociétés d'aujourd'hui.

En fait, le foot peut s'analyser comme un système à la croisée des pouvoirs. Il permet de voir à l'œuvre les fonctionnements des pouvoirs dans la société. Tout d'abord, le foot a un lien très fort avec le pouvoir économique. Ce phénomène peut se voir à travers la relation existante entre le foot et les entreprises, ainsi  qu'à travers la commercialisation des joueurs. Le système footballistique traduit également en partie le fonctionnement des pouvoirs culturels. Cet autre phénomène s'explique par l'idéalisation des joueurs et le fanatisme, et par la manipulation des esprits par les médias.

L'exemple du Liban permet d'illustrer, sur un terrain concret, la réalité des liens profonds entre le foot et les pouvoirs.

Le football n’est pas seulement un jeu, mais il est aussi un système qui met en jeu des intérêts économiques et sociologiques divers.


Intéressant Vertigo, si tu pouvais développer un peu l'exemple du Liban, je suis curieux ? merci. Wink

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message Re: Débats de l'été acte 1

Message par vert84 le Ven 18 Juil - 19:09

Au début les poteaux étaient carré ça avait du mal a rentrer !

Aujourd'hui ils sont rond ça va beaucoup mieux ......
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message Re: Débats de l'été acte 1

Message par blackie le Ven 18 Juil - 19:17

Ermo a écrit:Enfin de la culture et du savoir. Dof, le Jean-René Godart d'asse-dead
j'dirais plutôt le "jean-paul Ollivier" du dead
parceque godard apres avoir pourri l'arrivée d'antoine deneriaz lors d ela descente des jo de turin, il sert à rien
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message Re: Débats de l'été acte 1

Message par dof le Ven 18 Juil - 19:24

Bien vu blackie, c'est Jean-Paul Ollivier la caution culturelle de France Télévision sur le tour !

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message Re: Débats de l'été acte 1

Message par vert84 le Ven 18 Juil - 20:23

profitez en c'est son dernier tour
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message Re: Débats de l'été acte 1

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